Youpi matin

 Il y a un élément assez mystérieux quand même chez les enfants, un peu niveau triangle des Bermudes. Faudrait mettre des scientifiques sur le coup, parce que guérir des maladies et tout ça c'est sympa mais moi, ce que je veux savoir c'est pourquoi en semaine, il est impossible de lever un enfant à 7h le matin alors que le mercredi et le week-end, il saute du lit à 6h30 parfaitement reposé ? Sans rire, c'est assez incroyable non ? C'est systématique. Il n'y a pas un jour où ce n'est pas arrivé. Jamais. Nada. Les jours d’école, il faut tirer le fiston par les pieds à 7h15 pour le sortir de son lit. Il va sans dire qu'à cette heure-ci, on est déjà à la bourre pour être à l'école à 8h10. On a aussi la variante trop choue où il se lève seul à l'heure et vient se recoucher dans notre lit en chouinant que c'est trop tôt, pourquoi c'est tellement tôt ? Il faudrait lui dire à la maitresse. 


Mais les jours où il pourrait dormir et où on l'encourage très très fortement à le faire, celà va sans dire, je rêve toujours d'une bonne grasse matinée, alors là, il saute du lit à 6h. Littéralement. Et c'est l'engrenage infernal. La cocotte l'a entendu (cette enfant à l'ouïe ultra fine le matin, un truc de dingue) alors elle se réveille et l'appelle direct. Et la journée démarre. Bien trop tôt à mon goût mais dans la bonne humeur, alors c'est plutôt cool.

Alors la question, c'est : d'où ça vient ? Est-ce le résultat d'un endoctrinement ? Le fiston a intégré le déroulé de la semaine : 2 jours école, 1 jour on se repose, 2 jours école, 2 jours on se repose et ainsi de suite. Autre possibilité : c'est purement psychologique. Il entend le soir qu'il y a école le lendemain et il est fatigué par avance. En même temps, je le comprends, c'est crevant une vie d'enfant. La dépense calorique de ces petits êtres est assez impressionnante. Moi je me déplace en marchant ou en faisant du vélo. Eux, ils trottinent, courent, sautillent, sautent, toute la journée. Rien que d'y penser je suis fatiguée. Mais alors pourquoi se lever tôt quand il n'y a pas école ? C'est la grande inconnue. Parce que mon fils est plutôt du genre bon dormeur. Il n'a jamais rechigné pour aller se coucher et va même au lit de sa propre initiative. Alors où est la plus-value dans le levé matinal ?

Récemment, j'ai pû faire un test, un mardi où son institutrice faisait grêve. Le suspens était à son comble. Allait-il se réveiller comme un mardi traditionnel, c'est-à-dire en chouinant qu'il était fatigué et que c'était trop tôt, auquel cas on pourrait lui rétorquer qu'il pouvait tranquillement retourner sous les couverture. Ou bien, allait-il se réveiller aux aurores en sachant pertinemment que c'était un jour où il aurait pû dormir bien plus longtemps. Les paris étaient ouverts. 

Je vous le donne dans le mille : il s'est réveillé à l'aube branché sur du 10 000 volts.

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